Message de la présidente, l'automne 2010

Par Anne Wade

Nous vivons à une époque vraiment intéressante! Alors que je me prépare à rédiger ce message j’ai en tête un article que je viens de lire dans Macleans, intitulé From e-Books to No Books (Des livres électroniques à pas de livres du tout) qui traite de la migration des bibliothèques universitaires vers le format électronique pour les documents. La bibliothèque d’ingénierie appliquée et de technologie à l’Université du Texas à San Antonio est citée en exemple comme étant la première au monde sans livres-papier, car elle offre aujourd’hui l’accès à 425,000 livres électroniques et 18,000 abonnements à des revues électroniques. (Findley, 2010). Meilleure accessibilité, usagers multiples simultanés, plus grande flexibilité pour les lecteurs, surtout ceux ayant des besoins spéciaux…tout cela est bel et bon.

Mais quel est l’impact d’une telle disponibilité améliorée des médias électroniques sur l’offre de services de référence et bibliographiques? Le fait de décrire l’ampleur et la disponibilité des ressources et d’éduquer les utilisateurs sur la manière de naviguer dans cette mer de documents électroniques peut présente certains défis. Avec le cours de « Pratiques de recherche en bibliothèque » que je donne depuis quinze ans au département d’Éducation de Concordia, il est essentiel pour moi de garder au moins un pas d’avance sur les services offerts par les bibliothèques de Concordia. Il m’arrive souvent d’apporter encore des ajustements aux notes de cours jusqu’à une semaine avant le moment du cours. Et malgré une telle préparation, les questions restent nombreuses. La semaine dernière, en quittant mon cours pendant lequel nous avons discuté de comment localiser des articles de revue par le biais des bases de données bibliographiques et en texte intégral, je me sentais aussi dépassée que les étudiants! Comment doit-on noter un livre électronique selon l’APA? Quelle est la différence entre localiser un article de revue en texte intégral à partir du site Web d’une maison d’édition ou le faire à partir d’une base de données en texte intégral? Quel est le but des numéros d’identifiants d’objets numériques (DOI) et d’où nous viennent t-ils??? À partir de la base de données ERIC, comment se rendre dans CLUES pour l’information de localisation et dans RefWorks pour conserver les dossiers bibliographiques? On se retrouve rapidement dans une mer d’explications compte tenu des innombrables possibilités qui nous sont désormais offertes. Findlay (2010) cite un bibliothécaire de référence qui dit « [Je] pouvais passer 10 ou 15 minutes avec l’étudiant, mais la moyenne aujourd’hui, c’est plutôt une heure. ‘Lorsqu’ils nous demandent de les aider, ce n’est plus pour des petites choses faciles, c’est plutôt pour quelque chose de vraiment ardu’. » (p.70)

Clairement, maintenant plus que jamais, il importe d’imaginer une formation bibliographique « en temps opportun » pertinente et innovatrice. L’Université de Northern British Columbia, est sur la bonne voie avec son projet pilote de service de référence mobile appelé iRoam. Quand des étudiants ont besoin d’aide ils peuvent contacter l’une des 5 bibliothèques mobiles équipées de iPads. Pas surprenant que le programme pilote semble être une réussite (Findlay, 2010). Quelle superbe idée!

Quel synchronisme d’ailleurs pour notre congrès du printemps prochain qui s’appellera Mobilité : Br@nché sur votre bibliothèque. Sous la direction de notre vice présidente Julie-Anne Cardella, le congrès de cette année promet un éventail de conférenciers très intéressants. J’ai hâte d’en apprendre davantage sur la manière dont les appareils mobiles pourront instruire nos utilisateurs précisément au bon moment!

Références
Findlay, S. « From e-Books to No Books », Maclean's, (11 Octobre 2010), p. 70-71.